12 – Tan-Tan plage, rien à voir

Publié le 19 janvier 2004

Dimanche 18 janvier
Tan-Tan Plage

Réveil tardif, balade sur la plage. Et déjeuner dans un restaurant… coréen. Nous avons décidé de tenter une expérience exotique. C’était très bon. Un peu épicé, mais très bon ! L’endroit est un peu décalé par rapport à ce que nous voyons tous les jours : carrelage noir au sol, aquarium, tables carrelées, le tout impeccable. Et surtout une grande baie vitrée teintée qui ne laisse pas voir l’intérieur du restaurant depuis la rue, mais offre une très belle vue depuis l’intérieur. Ce qui donne l’impression d’être dans un bocal.

Au début de l’après-midi, nous décidons de partir. Mais au moment de payer, j’ai la mauvaise idée de discuter un peu avec le patron, qui n’était pas très aimable la veille, mais est plus accorte aujourd’hui. Ilm’explique qu’il existe des pistes faciles, qu’il n’y a pas que le caillou cassant dans la vie. Il nous conseille même de descendre d’une vingtaine de kilomètres sur la côte, de prendre une piste pour essayer, pour se rendre compte qu’il est possible de se faire plaisir et de voir de jolies choses. Je me dis que ça peut intéresser Sam et je l’envoie discuter avec le patron. Il en revient avec l’idée de faire la piste de la Plage Blanche, au nord de Tan Tan. Cent-vingt kilomètres quand même. Nous décidons alors de rester la journée pour faire la lessive, d’aller voir la piste un peu plus bas pour voir comment ça se passe et de partir tôt le lendemain matin.

La lessive prend plus de temps que prévu et nous faisons l’impasse sur l’essai de piste. Vers 17h, je m’écroule de fatigue. Je dors jusqu’au lendemain.

Lundi 19 janvier
Tan-Tan Plage – Tan Tan – Guelmim – Sidi Ifni – Tiznit

Nous partons vers Tan Tan pour récupérer la piste conseillée par le patron de l’Equinoxe. Comme d’habitude, le « c’est facile, c’est à gauche » se transforme en un « on est perdus ». Nous nous retrouvons sur un terrain vague et là, je me dégonfle. Je ne me sens pas le courage et l’énergie d’affronter 120 km de piste, même si on me dit qu’une partie est facile (tout en précisant qu’il y a quand même une partie un peu délicate). Malgré ma très longue nuit, je me sens encore complètement crevée. Sam est en colère. Nous prenons la route pour Guelmim. C’est difficile, il y a du vent, des camions en face et le paysage n’a toujours aucun intérêt.

A Guelmim, au lieu de prendre la route directe, nous choisissons de passer par Sidi Ifni. Une très bonne idée. La route est mignonne, c’est joli comme tout, nous retrouvons de la montagne. Sidi Ifni est tout le contraire de Tan Tan plage : petite ville blanche, mer bleue, ciel dégagé, nous sommes agréablement surpris. La route vers Tiznit est elle aussi jolie, cela nous fait du bien. Nous arrivons à la ville à la tombée de la nuit. Nous cherchons un hôtel indiqué dans le guide dans la médina. Sam s’engage dans une ruelle, je le suis, confiante. Mais, plus nous avançons, plus les ruelles se font étroites. Comme dans le vieux Montpellier, le sens de l’orientation de Sam semble le lâcher. Il n’aime pas les vieilles villes ! Nous nous retrouvons coincés au fond d’une impasse tellement étroite que les motos passent tout juste. Pas question de faire demi-tour, nous reculons…

Des habitants nous indiquent la sortie de la médina, nous nous retrouvons sur la place, bondée de monde. Nous avons un peu de mal à passer, des gamins viennent se planter devant nous. « Bonbons, dirhams, stylos ». Nous les envoyons balader, ils nous suivent et insistent. L’un donne un coup de pied à ma moto. Je m’énerve, nous partons. Finalement, nous trouvons un hôtel un peu plus loin. Roccoco à souhait avec ses tentures en velours rouge, dessus de lit et oreiller assortis. La baignoire écaillée vient un peu descendre le standing de l’hôtel. Le cafard que je vois traîner par terre aussi. On est fatigués et encore un peu tendus, donc je n’en parle pas à Sam. J’ai bien fait, je n’en reverrai pas d’autres.

Avant d’aller dîner, nous allons en centre-ville, pour trouver un café internet. En taxi, pour voir. Nous montons dans la voiture, négocions le tarif de la course. Et attendons un peu, le taxi ayant l’air de ne pas vouloir démarrer. Le chauffeur arrête un mec dans la rue, qui vient pousser la 205 rouge. Elle démarre… Même prendre un taxi devient une aventure ! Après la mise à jour du site, nous allons manger un couscous, dans un restaurant où la télé diffuse un mauvais film américain avec Dolph Ludgren. Le prix défie toute concurrence, on s’en est tiré à 27 dirhams pour deux.


Moto, Un peu d'air pur