Pleine lune

Publié le 5 novembre 2006

Vers cinq heures, je me suis décidée à me bouger et à sortir de cette maison où j’ai facilement tendance à rester enfermée. Direction les champs, afin de prendre un bon bol d’air pur et frais. Très frais, d’ailleurs, depuis le milieu de la semaine. On va dire que c’est vivifiant. C’est donc d’un bon pas que je suis partie à l’assaut des chemins, le soleil caché par les coteaux à ma droite et les champs illuminés par les derniers rayons dans des nuances de roses à ma gauche. Je crapahute, ça monte un peu, ça descend. Est-ce normal, docteur, plus ça va, moins les marches me suffisent et j’envisage de plus en plus l’achat de baskets légères pour aller courir ? Là où ce n’est pas normal, c’est que j’ai horreur de courir !

A une croisée de chemins, je me suis arrêtée pour reprendre mon souffle. Je me suis retournée, pour contempler le paysage derrière moi. Et c’est là que je l’ai vue. Encore un peu fripée de son sommeil, pâle, tout juste au-dessus de l’horizon, les yeux étonnés et la bouche encore entr’ouverte d’un baillement. Toute ronde, blanche. La lune.
J’ai repris ma balade, me retournant de temps en temps pour voir la lune lentement monter dans le ciel, de plus en plus lumineuse. A la moitié de ma balade, quand j’ai commencé à prendre le chemin du retour, j’avais en ligne d’horizon la silhouette du massif du Sancy se découpant dans la lumière orange du soleil couché et de l’autre côté, la lune claire dans le ciel qui s’assombrissait.
Encore un soir de pleine lune.


Un peu d'air pur